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vendredi 9 mai 2014

La mort s'invite à Pemberley

Auteur : P.D. James
Titre VO : Death comes to Pemberley
Traduction : Odile Demange
Genre : Roman, Policier, Historique

Edition : Fayard
Collection : Policiers
Parution : Mai 2012
Pages : 393 pages

Prix : 22 euros


Résumé

Rien ne semble devoir troubler l'existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins, sa soeur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là, et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l'imposante bibliothèque du château.
Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d'automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune soeur d'Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s'invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.


Avis

P.D. James est une auteure de romans policiers très connue, souvent présentée comme la « Reine du crime ». Affectionnant ce genre de romans et grande fan de Jane Austen, j’étais donc impatiente de découvrir la suite qu’elle avait imaginée à Orgueil et Préjugés
L’idée d’écrire une « suite policière » à ce monument littéraire est un pari osé, original mais aussi très risqué. Le résultat est un roman correct mais un brin ennuyeux qui n’arrive pas vraiment à ressusciter l’ambiance du roman original. 

Si P.D. James retranscrit parfaitement l’ambiance « So British » des romans austeniens, l’histoire est longue à démarrer et le rythme de l’intrigue est lent, ce qui est plutôt décevant dans un roman policier. La première partie du livre ne fait que résumer l’intrigue d’Orgueil et Préjugés ce qui devient vite lourd et indigeste pour ceux qui l’ont déjà lu. Mais cela permet également de pouvoir lire La mort s’invite à Pemberley sans pour autant avoir lu le premier roman.
Comme dans tous les romans policiers, l’enquête policière prend le pas sur la romance donc pas de surprises de ce côté là : meurtre, enquête, suspense… Bref tous les ingrédients du polar sont présents. Durant la seconde partie de l’intrigue, j’ai même eu l’impression d’assister à un cours de droit sur la justice anglaise du XIXème siècle !
Si l’auteure arrive à distiller quelques petites touches d’humour tout au long de l’intrigue, on est très loin de la plume critique et ironique de Jane Austen, tellement douée pour épingler les petits travers de la société. 

La « Reine du crime » connait ses classiques et cela se voit même si malheureusement ses nombreuses allusions à l’univers de Jane Austen ralentissent l’histoire plus qu’autre chose. 
Dans l’ensemble, les principaux traits de caractère des personnages originaux sont bien respectés mais je les ai trouvés assez fades. On peut également se demander ce qu’il a bien pu arriver à Elizabeth et à Mr Darcy. La première est effacée et ne joue qu’un rôle secondaire dans l’intrigue ,quand au second il a perdu de sa superbe et de sa fierté : dommage !  

Malgré tout le style de l’auteur est correct pour ne pas dire bon. L’histoire se lit bien et facilement. seul le rythme de l’intrigue pose véritablement problème. 

J’ai été assez déçue par La mort s’invite à Pemberley. L’intrigue policière est fade et manque d’intérêts. Le couple mythique formé par Elizabeth et Mr Darcy est quant à lui devenu bien terne. P.D. James nous a habitué à beaucoup mieux.  


Extraits

« Cela fait plusieurs siècles déjà que nous avons admis que les femmes ont une âme. N'est-il pas grand temps d'admettre qu'elles ont également un cerveau ? »

« La paix et la sécurité de l'Angleterre dépendent de l'existence de gentlemen vivant dans leurs demeures en bons propriétaires fonciers et en bons maîtres, attentionnés à l'égard de leurs domestiques, faisant la charité aux pauvres, et prêts, en qualité de juges de paix, à jouer un rôle actif en assurant la paix et l'ordre au sein de leurs communautés. Si les aristocrates français avaient menés pareille existence, il n'y aurait jamais eu de révolution. »


Note 

6/10


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