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mercredi 4 mars 2015

Une Valse à Trois Temps

Auteur : Patricia Gaffney 
Titre Original : Circle of Three 
Traduction : Elisabeth Luc 
Genre : Drame

Edition : Charleston 
Parution : Janvier 2015 
Pages : 426 pages


Prix : 22,50 euros


Résumé
Veuve depuis peu, Carrie est submergée par un sentiment de culpabilité : elle sait que son couple était mort bien avant qu'une crise cardiaque emporte son mari. Pour sa fille Ruth, encore adolescente, et Dana, sa mère possessive, elle tient bon. Peu à peu, elle émerge de son chagrin et commence à tourner la page. Jess, son premier amour, réapparaît dans sa vie et lui offre la main secourable dont elle a besoin. Forte d'une passion qu'elle n'aurait osé imaginer, Carrie saura- t-elle puiser dans ce nouvel amour la force d'apporter un équilibre à une famille en proie à ses souffrances et ses déceptions ?

Avis de Manon
Une grand-mère, une mère et une fille. Autrement dit : trois femmes, trois générations, trois histoires mais autant de points communs et de non-dits qui vont se cristalliser lorsque Stephen, le mari de Carrie, le père de Ruth ou encore le beau-fils de Dana, décède d’une crise cardiaque. Il faut alors apprendre à se reconstruire, à avancer, peu importe les moyens. Mais l’adolescence, la culpabilité, le retour d’un ancien amour ou même la peur de vieillir vont surtout apporter leur lot de doutes et de désarrois en confrontant chacune de ces trois femmes à elle-même et à ses choix.

Reçu dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Charleston, que je remercie pour l’envoi, je n’attendais rien de précis de ma lecture. Pourtant, ce livre m’a laissé une forte impression grâce, ou à cause, de personnages forts et très réalistes.
J’ai bien aimé l’idée d’avoir non pas un ou deux personnages principaux mais trois. Chacune de ces femmes a sa propre manière de ressentir les choses et d’appréhender la mort de Stephen c’est-à-dire le drame à l’origine de l’histoire. La force de l’intrigue réside dans la manière dont l’auteur nous montre, avec beaucoup de justesse et de simplicité, l’impact qu’a ce drame sur la vie de cette famille. Au premier abord, celle-ci apparaît soudée mais petit-à-petit le lecteur découvre ces trois personnalités ainsi que la colère et les non-dits qui se sont accumulés au fil des années.

J’ai beaucoup admiré Carrie. Je l’ai trouvée très authentique et forte. Au fur et à mesure des pages, on la voit évoluer et affirmer ses choix. Par contre, si au début j’imaginais sa fille Ruth plutôt attachante et amusante, j’ai rapidement changé d’avis. Arrivée au milieu du roman, je la trouvais aussi antipathique et égoïste que sa grand-mère Dana. Mais malgré tout, à aucun moment, je n’ai trouvé leur caractère surfait ou irréaliste. Au contraire, elles étaient pour moi très crédibles et donc d’autant plus agaçantes !
Même s’il y a quelques longueurs, l’auteur nous livre une très belle histoire sur la famille, les liens qui unissent ses membres et le temps qui passe. Le style de Patricia Gaffney est fluide et allie de manière efficace subtilité et simplicité.

En définitive, Une valse à trois temps est bien plus qu’un simple roman intergénérationnel. La justesse du ton, la force de ses personnages et les émotions (positives ou négatives) qu’ils suscitent chez le lecteur en font surtout une belle leçon de vie, réaliste et efficace.

Extraits
« Je me demande ce que je fais de mal. Quel est mon défaut impardonnable ? Toute mère jure ne vouloir que le bonheur de ses enfants, mais dans mon cas, c’est la vérité. J’aime ma fille plus que toute autre personne au monde, plus encore que ma petite-fille. Hélas, elle me repousse. Elle est comme une ombre qui recule à mesure que j’avance : je ne peux pas la toucher. Elle s’écarte, s’éloigne, elle me fuit. Ai-je élevé une enfant distante ? Ou bien cela vient-il de moi ? Nous ne sommes pas assez proches pour nous disputer... »
« Ce qu’il faut faire, avant que la migraine s’installe, c’est visualiser votre douleur sous une autre forme, celle d’un petit lutin, par exemple. Engagez la conversation avec lui, sympathisez. Tentez la négociation : vous promettez de manger plus sainement et de dormir davantage, et votre lutin s’engage à disparaitre pour cette fois. »
« Dans l’esprit de ma mère, avoir « mauvais genre » était ce qu’il pouvait arriver de pire à un être humain. Il valait mieux être un dépravé, un pervers, un tueur en série qu’être vulgaire. »

Note

3/5 

7 commentaires :

  1. Réponses
    1. Si tu le lis, n'hésite pas à me dire ce que tu en auras pensé !

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  2. je l'ai vu hier à carrefour et il me fait bien envie je doit dire ^^

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    1. Alors n'hésite pas ;) J'espère que l'histoire te plaira si tu l'achètes !!

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  3. Le titre me plait bien, et ton avis me donne envie de me laisser tenter ツ

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    1. C'est vrai que le titre est très bien choisi ! Je n'ai pas eu de coup de coeur mais c'est un roman très agréable à lire :)

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  4. lecture sympathique mais avec quelques défauts, je suis d'accord avec ta note!

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