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dimanche 14 mai 2017

Le dernier envol du Papillon

Auteur : Kan Takahama
Titre VO : Cho-No-Michiyuki
Traduction : Yohan Leclerc
Genre : seinen

Editions : Glénat
Publication : Avril 2017
Pages : 164

Prix : 10,75€
Achat : Glénat – Le dernier envol du papillon


Résumé

Mémoires d'une geisha

Kicho, la plus belle courtisane de Nagasaki, séduit tous les hommes sans exception. Cependant, du vieux marchand ivrogne au médecin étranger, elle continue à accepter tous les clients, même les plus méprisables. Quel secret cache-t-elle derrière sa douce mélancolie ? Le jeune garçon qui nourrit une haine farouche envers elle détient peut-être les clefs du mystère…


Avis de Marie

Dès sa réception, j'avoue avoir été très emballée par ce manga aux très beaux dessins. Rien que le visuel donnait envie de se plonger sans plus attendre dans sa lecture. S'agissant d'un one-shot, elle n'en a été que plus rapide car l'on sait qu'une fois la dernière page tournée, l'histoire est terminée.

Kicho est la plus belle de toutes les courtisanes de Nagasaki. Surnommée le serpent, aucun homme ne peut lui résister. Pourtant, la jeune femme est-elle aussi inatteignable que les gens le pensent ? Quelles pensées se cachent derrière ce visage de porcelaine ? De page en page, le lecteur va alors découvrir la sombre histoire de Kicho, cette douce et belle jeune femme prisée de tous les hommes.

Etant un one-shotil est difficile d'en dire davantage sur l'histoire, au risque de dévoiler beaucoup trop l'intrigue et de gâcher le plaisir du lecteur. Kan Takahama nous emmène ici sur les traces d'une geisha, dans un Japon qui s'ouvre tout juste à l'Occident. Entre animosité envers les étrangers et envie, la mangaka met en scène les relations complexes qui pouvaient unir le Japon et les pays occidentaux. Rejet des étrangers mais aussi nécessité d'ouverture, les Japonais entretiennent des relations ambigues avec les Européens. Quel meilleur exemple que celui des courtisanes pour illustrer cela ?  Le commerce des corps est plutôt lucratif mais c'est également plus que cela puisqu'il peut être mis au profit de la diplomatie. Eh oui ! Tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins. En mettant en scène la vie difficile de ces femmes qui vendent leur corps, la mangaka nous montre là une réalité historique bien avérée où les femmes étaient vendues encore enfant à des maisons closes par leurs familles tombées dans la misère. Sans jamais tomber dans le trash, elle nous montre que la situation pouvait parfois s'avérer meilleure pour certaines d'entre elles. Logées et nourries, elles devaient travailler pour rembourser leur dette. Une fois celle-ci acquittée, par elle-même ou par un autre donateur désireux de les libérer de leur contrat, elles étaient libres de partir. Or, certaines d'entre elles pouvaient faire le choix de rester. Pourquoi ? Peut-être que finalement, leur situation était bien plus enviable que certaines à l'extérieur.

Kisho vit dans un univers clos et protégé. Choyée et respectée pour son statut, la jeune femme cache au plus profond d'elle une grande tristesseDe page en page, le lecteur découvre des pans de son histoire, jusqu'à ce que la dernière page soit tournée et qu'il ne reste plus rien à lire. C'est avec peine que nous laissons-là Kisho mais avec un sentiment de justesse. Tout a été dit, il n'y a rien de plus à ajouter.


Kan Takaham nous livre avec Le dernier envol du Papillon un manga à la fois doux et mélancolique. Abordant le sujet des Geishas, la mangaka parvient avec finesse à créer une ambiance poétique et nous plonge en plein milieu du Japon, au cœur du quartier des geishas. 

2 commentaires :

  1. Un manga qui a l'air doux et très beau, avec ton super avis je le note de suite^^

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    1. Très doux et très beau, c'est exactement ça ^^

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